Philadelphie, Philadelphia

livre d'artiste

 

format 20 x 25 cm, quadri recto, couv vernis uv, int. papier 65 grs

avec le soutien du Conseil général des Bouches-du-Rhône.

 

isbn 978-2-9537767-3-7. décembre 2012

éditions la fabrique sensible, Arles

prix 25 euros

 

maquette du livre réalisée lors de la résidence
à la Maison Dora Maar à Ménerbes en 2010.

www.mfah.org/doramaarhouse

Philadelphia

 

What a hysterical town!In its actions.

Or maybe its a lewd town.

Philadelphia today.

A strange mixture of this murky town.

An arrival by train, the still warm corpse of a town with no name.

Art in ruins.

Dwellings, remnants of life and ruins are seen to co-exist from the muffled cosiness of a train.

No sound escapes in or out. A town abandoned by its inhabitants.

I could never have imagined the destruction that I thought I saw from the train.

Return trip without caution.

A. explores the city, strolling freely around.

Sounds of voices.

I do not understand anything. From time to time, I catch a word.

Bawdy laughter.

What does one like?

A face, a gesture, a studied body: a graceful profile - undefinable, untouchable, inexistent.

You wait, you watch, and you keep on waiting.

1995-2012

 

 

 

 

Philadelphie

 

Que d'hystérie dans cette ville !

Dans les gestes. Peut-être est-ce une ville pornographique.

Philadelphia aujourd'hui.

Un étrange mélange de cette ville si glauque.

Une arrivée par train, le cadavre pas encore froid d'une cité sans noms.

Art in ruins.

Habitation, trace, ruine coexistent dans la sérénité visuelle du train.

Aucun son ne s'échappe.

Une ville abandonnée de ses habitants. Jamais je n'aurai pu imaginer la destruction telle que j'ai cru l'apercevoir du train.

Retour sans ménagement.

A. et sa promenade dans la cité, déambulation qui lui assure la permissivité.

Sons de voix.

Je ne comprends rien. De temps en temps, un mot saisi au vol.
Des rires gras.
Qu'aime-t'on ?

Un visage, un geste, un corps pensé, le profil d'une grâce -indéfinissable, intouchable, inexistant.

On attend, on guette, on attend toujours.

1995-2012

 

 

 

Texte écrit lors de mon voyage aller-retour New York-Philadelphie. je m'étais déplacée juste pour aller voir l'œuvre de Marcel Duchamp, La Mariée mise à nue par ses célibataires, même